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            Le mercredi 31 mars 2004
            Du Bloc temporaire au Bloc… stationnaire !
            Nestor Turcotte
            Matane
            Fondé en 1993 par l'ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard et 
            ancien ministre conservateur de Bryan Mulroney, le Bloc québécois, 
            dans l'esprit du père fondateur, devait être un parti temporaire, 
            éphémère, transitoire, intérimaire. Il ne devait rester qu'un seul 
            mandat à la Chambre des Communes, en attendant autre chose, (le 
            futur référendum), en exerçant une fonction pour un temps bien 
            déterminé.
            Onze ans plus tard, à la veille d'une élection générale canadienne, 
            le Bloc temporaire, éphémère, transitoire, intérimaire s'est 
            installé dans ce qui devait être… le provisoire, l'éphémère, 
            l'intérimaire et le transitoire. Et il semble même s'y complaire, 
            puisque, sans honte et sans le moindre des remords, il s'apprête à 
            se présenter une quatrième fois devant l'électorat canadien. Il 
            n'est plus là pour préparer le référendum à venir, puisque rien 
            n'assure que le Parti québécois sera réélu au prochain scrutin et, 
            même s'il l'était, rien ne garantit que le parti confédéraliste 
            péquiste, mené par Bernard Landry, le tiendra après une hypothétique 
            réélection en 2007. Alors, le Bloc est à Ottawa pourquoi ? Pour 
            défendre les intérêts du Québec? Réponse trop facile !

            Lucien Bouchard mena la première bataille du Bloc québécois. Déçu de 
            la tournure des événements suite à l'échec constitutionnel de 1990, 
            il arriva, avec plus de cinquante députés, à former l'Opposition 
            officielle à Ottawa. Le slogan de la campagne fut à l'époque: «On se 
            donne le vrai pouvoir». Slogan creux, s'il en est. Comment, un 
            parti, dit souverainiste, a-t-il pu arriver à siéger dans un 
            parlement fédéral qu'il voulait éliminer, former l'Opposition 
            officielle et dire à ses électeurs que, sur les banquettes de 
            l'opposition, il pouvait leur donner le vrai pouvoir? Il fallait y 
            penser!

            En juin 1997, les bloquistes, sous l'égide de Gilles Duceppe, député 
            de Laurier/Sainte-Marie, firent élire quarante-quatre députés dont 
            le but avoué était de défendre les intérêts du Québec à Ottawa. Le 
            27 novembre 2000, le Bloc québécois réussit à faire élire 
            trente-huit députés afin de toujours poursuivre la défense des 
            intérêts du Québec, au parlement fédéral. En 2004, toujours sous la 
            direction de Gilles Duceppe, les députés du Bloc entendent toujours 
            retourner à Ottawa, et cela pour un quatrième mandat, afin de 
            défendre les intérêts du Québec à Ottawa.

            Il y a peine trois mois, les sondages prédisaient la disparition du 
            Bloc québécois à Ottawa, avec l'arrivée de Paul Martin à la tête des 
            libéraux. Les Québécois, toujours très émotifs lorsque vient le 
            temps de voter, avaient décidé, qu'il était temps d'arrêter le 
            carrousel de ceux qui se prétendaient les défenseurs uniques des 
            intérêts du Québec dans le gouvernement central, et de donner «le 
            vrai pouvoir» à ceux qui peuvent l'exercer.

            Mais, oups! Dans le ciel calme et tranquille des rouges déjà portés 
            au pouvoir, le scandale des commandites est venu changé la donne. En 
            moins de cent jours, les électeurs de la belle province, comme ça, 
            ont décidé de virer capot et de redonner au Bloc québécois, 
            possiblement, si on se fie aux sondages, le même nombre de députés 
            qu'en 1993. Sir Wilfrid Laurier avait bien raison lorsqu'il 
            affirmait que «les Québécois n'avaient pas d'idées en politique : 
            ils n'avaient que des émotions».

            L'an dernier, en plein cœur de la campagne électorale, le Parti 
            québécois, parti officiellement souverainiste, mais dans les faits, 
            parti confédéraliste (fédéralisme renouvelé) a perdu près de 500,000 
            électeurs, à cause de l'ambiguïté de sa position constitutionnelle. 
            Les indépendantistes ont refusé de donner leur vote à un parti qui 
            ne répondait plus à leurs attentes et qui mettait la souveraineté au 
            vingt-cinquième rang de ses priorités. La plate-forme électorale de 
            la campagne 2003 l'indique formellement. Je n'ai donc pas voté pour 
            le Parti québécois. 

            Pour les mêmes raisons, il me sera difficile de voter, en 2004, pour 
            un parti qui se dit souverainiste, mais qui, dans les faits ne l'est 
            pas puisqu'il ne parle jamais de l'indépendance du Québec sur la 
            colline parlementaire, à Ottawa. Il n'est pas nécessaire, de toute 
            évidence, d'être souverainiste pour défendre les intérêts du Québec 
            dans le gouvernement central. N'importe quel député, peu importe son 
            allégeance, peut le faire ou ne pas le faire. Pierre de Banné, 
            ancien ministre libéral, a très bien défendu les intérêts du comté 
            de Matapédia-Matane. Et il était fédéraliste. 

            De plus, il m'est impossible d'approuver le geste du Bloc québécois, 
            qui, à partir de la nouvelle loi sur le financement des partis 
            politiques, recevra, pour la prochaine élection, l'équivalent de 2,4 
            millions de dollars, pigés dans les poches des contribuables 
            canadiens, et cela pour se battre contre un régime politique dont il 
            veut se défaire. Qu'en penserait René Lévesque, dont certains 
            péquistes et bloquistes se réclament encore dans leurs discours 
            délavés, lui qui avait tant à cœur, que les indépendantistes paient 
            pour défendre leur cause? 

            Le cheval de Troie valait pour une bataille : il n'est pas 
            nécessaire de le garder pour continuer la guerre. Il perd ici tout 
            son sens, après onze ans sur les banquettes de l'opposition. La 
            preuve en est, qu'après toutes ces années, la cause souverainiste 
            stagne. Le P.Q. n'a récolté que 33 % du vote l'an dernier. Les 
            bloquistes en récolteront davantage sans doute lors du prochain 
            scrutin, mais un bon nombre de ces votes seront des gestes de rejet 
            et de dépit face au scandale des commandites. 

            Le slogan du Bloc québécois, pour la prochaine campagne est le 
            suivant : «On est différents». La différence ne doit pas nous faire 
            verser dans la complaisance. Ce n'est pas en territoire étranger, ni 
            dans le parlement du pays voisin que se décidera le sort politique 
            des Québécois. Si les bloquistes croient au Québec, qu'ils 
            reviennent et envahissent leur territoire, et se battent pour le 
            libérer. Avec les désavantages que cela comportent. Certains, et 
            j'en suis, sont fatigués de payer de leur vie, de leurs sous, et de 
            leur temps pour faire avancer une cause qui ne profitent qu'à une 
            petite élite bien campée.

            Heureusement que les bloquistes ont reçu le gros os des commandites, 
            offert sur un plateau d'argent par le parti libéral du Canada, pour 
            lancer une campagne qui aurait eu toutes les difficultés du monde à 
            lever. Le Bloc, a été, pendant quelques années, un élément de 
            réaction indispensable dans le contexte politique du moment. Le 
            temps des réactions passées, il faudrait sans doute passer à 
            l'action. Et si action il doit y avoir, c'est sur le terrain du 
            Québec que la prochaine manche doit se jouer. 

            Le Bloc devait être temporaire. Il est devenu stationnaire. La 
            rengaine a assez tourné. Je n'ai pas plus le goût de me faire 
            tourner encore la même ritournelle pendant quatre autres années en 
            sol canadien. Le confédéralisme à Ottawa n'est guère mieux que le 
            confédéralisme à Québec. Il est temps de le dire et de l'écrire. Et 
            de publier un lexique politique pour décaper les mots, leur rendre 
            leur signification première. On ne libère pas un peuple dans la 
            confusion et l'astuce. Sinon, que le page soit tournée et qu'on n'en 
            parle plus pour des générations!


             
             
              
       
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      Le «Suroît forcé»
      «Il (Jean Charest) estime qu'il serait justifié de forcer la population de 
      Beauharnois à accepter la réalisation du projet sur son territoire.» Au 
      nom de la sécurité énergétique du Québec. Oui monsieur! La guerre en Irak 
      à cause des armes de destructions massives et du danger imminent..., le 
      scandale des commandites au nom de la survie du «pluss» beau pays au 
      monde, le Suroît à cause... 
      En réponse à M. Parizeau
      C'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai lu votre lettre ouverte dans les 
      journaux ce matin. En tant que jeune de 24 ans et ex-militant péquiste, 
      votre appel aux jeunes, afin qu'ils investissent la politique m'a 
      certainement stimulé, mais me laisse tout aussi certainement perplexe.
      Solution pacifique à Kanesatake
      Le nouveau chef de police de Kanesatake, Ed Thompson, voulait une solution 
      pacifique. Il a eu ce qu'il désirait. La solution était tellement 
      pacifique qu'elle n'a eu aucune efficacité sur le territoire.
      À la limite du ridicule
      Au Québec l'idée d'augmenter la limite de vitesse permise sur nos 
      autoroutes revient régulièrement dans l'actualité.
      Du Bloc temporaire au Bloc… stationnaire !
      Fondé en 1993 par l'ex-premier ministre du Québec Lucien Bouchard et 
      ancien ministre conservateur de Bryan Mulroney, le Bloc québécois, dans 
      l'esprit du père fondateur, devait être un parti temporaire, éphémère, 
      transitoire, intérimaire. Il ne devait rester qu'un seul mandat à la 
      Chambre des Communes, en attendant autre chose, (le futur référendum), en 
      exerçant une fonction pour un temps bien déterminé.
      La vérité contestée de Gagliano-Bédard
      Le spectacle Gagliano-Bédard sème de plus en plus le doute quant à la 
      véracité des propos de l'ex-ministre et de l'ex-athlète.
       
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